Aujourd'hui, le temps fut sec et froid. Je dus penser au week end pour sortir de mon lit, les yeux cernés d'une fatigue qui m'accompagne depuis trois mois. Déjà dans ma chambre, l'air hivernal frigorifiait chacun de mes membres à ma sortie de sous la couette moelleuse, le chauffage ne fonctionnant seulement lorsque bon lui semble. D'un pas las, je suis entrée dans la salle de bain et ai lavé mon visage avec ce truc pour ado qui oblige à se tremper le visage avec une eau fraîche qui a piqué mes yeux jusqu'à ce que la serviette étendue sur le radiateur de la salle de bain les réchauffe. Ma pince a épiler en main, je suis partie à l'attaque de quelques poils récalcitrants, ne manquant pas de m'écorcher l'arcade sourcilière d'un geste maladroit. J'ai passé le tee-shirt qui me servait de haut de pyjama au-dessus de ma tête et ai retiré mon bas diforme pour les balancer sur mon lit, m'empressant de refermer la porte derrière moi pour ne pas faire sortir la chaleur qui se répandait à cet instant dans tout mon corps. Passant à côté de la balance, n'osant même pas lui jeter un simple coup d'oeil, je suis entrée dans la baignoire et ai pris une douche beaucoup plus longue que nécessaire. L'eau brulante coulait sur ma peau, délicate et légère. Me rinçant une dernière fois pour faire disparaître les quelques traces de shampooing qui restaient sur ma chevelure, j'ai songé qu'il aurait été bon de ne plus bouger, de rester immobile sous cette douche à jamais pour ne plus jamais me les cailler. A contre-coeur, j'éteignis le jet et me suis enroulée dans mon peignoir. De la buée se forma petit à petit sur le miroir et je ne vis rapidement plus mon visage révélant un manque de sommeil évident. J'accélérai mes mouvements à la vue de l'heure qui s'affichait sur mon portable et qui indiquait qu'il ne me restait plus qu'un quart d'heure. Les gestes du reste de ma toilette me sont venus instinctivement, sans que ma pensée ait eu besoin de les contrôler, devenus un quotidien. Un rapide passage dans la cuisine, me servant un grand verre de jus d'orange et quelques céréales plongées dans grand un bol de lait. Ingurgité en trois minutes, ce petit déjeuner de fortune n'en fut pas réellement un, faute au bus que je me devais de prendre. Brossage de dents, séchage de cheveux, derniers ajustements avant d'enfiler mon long manteau et de prendre mon sac. Les livres et le trieur beaucoup trop gros pesaient comme briques sur mon dos à me faire tomber à la renverse. Un dernier regard dans la glace, un sourire pour se donner une contenance et me voilà partie. Joyeux anniversaire ma belle.
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Posted on Wednesday, 12 December 2007 at 3:40 PM
Edited on Wednesday, 12 December 2007 at 3:56 PM